Papa (0466)

par Isabelle (0775), Lyne (0778) et Michel Fortin (0757)

Préambule

Durant notre jeunesse, notre père, Pierre Fortin (0466), fut toujours engagé à nous distraire et à nous faire pratiquer du sport, lui qui n’avait pas eu cette opportunité durant sa jeunesse, son père étant de nature cérébrale et bossant à deux emplois. Une fois devenu pensionnaire au collège, papa n’avait donc pas le bagage de sports d’équipes nécessaire pour être sélectionné. Cette lacune l’a sans doute motivé à s’assurer que le même sort ne nous soit pas imposé.

Isabelle

Je me souviens que je n’avais que 6-7 ans, Papa nous préparait des glissades de neige et des forts dans notre cour, avec grand-papa Arthur Bourassa. Un an plus tard, il a fabriqué des petites bandes et nous a bricolé une patinoire, toujours dans notre cour. C’est ainsi qu’on a appris à patiner sans être obligés de se rendre au parc municipal. Il a dû en passer, des soirées à la déneiger et à l’arroser, alors que nous dormions.

Pourtant, Papa ne savait pas patiner. Merci, Papa. Ton Ti-loup.

Lyne

Lorsque nous sommes devenus plus vieux et que nous nous rendions seuls à des patinoires publiques, nos parents ont décidé de nous faire prendre des cours de natation. Ce même été, notre père a fait installer une piscine hors-terre dans notre cour, là où la patinoire siégeait auparavant. Que de plaisir nous trois et nos amis avons  eu dans ce rond de 24 pieds d’eau. Papa embarquait dedans et l’entretenait durant toute la saison, même lorsqu’elle était à 20 degrés Celsius. Elle était toujours impeccable. (Sans doute pourquoi un couple de canards Mallard s’y arrêtaient chaque printemps avant de s’envoler à leur destination finale…)

Pourtant, Papa ne savait même pas nager. Merci, Papi. Ton Ange.

Michel

Je me souviens combien Pa m’avait encouragé à me joindre à équipe d’hockey « Peewee mineur » de la paroisse. Il était présent durant les parties et même les pratiques. L’équipe jouait à l’extérieur, dans un parc de quartier. Malheureusement, la météo fut si inclémente cette année-là que ma première saison fut à l’eau, pour ainsi dire, et j’y ai perdu goût. Pa aimait aussi qu’on se lance une balle de baseball. Parce que son boulot l’obligeait à voyager souvent, il m’avait procuré une espèce de trampoline incliné pour que je puisse me pratiquer seul.

Merci, Pa. Ton Gars!

Isabelle canards Mallard

Isabelle glissade

Isabelle et Michel hockey

Isabelle et Michel baseball